Dans la marge, j’ai toujours dessiné.
Longtemps avec un porte-plume et de l’encre de Chine,
une écriture qui explore le blanc du papier
révélant des paysages imaginaires,
des arbres, des jardins.
Le crayon a apporté la couleur au trait,
sur le papier à grains la couleur est devenue matière.
Effleurant, progressivement, brosses, pinceaux, pastels et acrylique ont fouillé la toile.
Peindre, choisir la couleur au bout de la langue,
la goûter pour confirmer le coup d’oeil.
Des oiseaux sont apparus comme autant de figures.
Toujours des arbres.
Depuis peu les livres de «papiers déchirés»
accueillent les dessins et provoquent les rencontres.

Dominique Moulin